La Loi et la Grâce

« La bonté et la fidélité se rencontrent, La justice et la paix s’embrassent; » – Ps 85:11

Depuis près de deux millénaires, dans l’église de Jésus, il y a eu des questions difficiles à répondre et des débats sans fins, sur la question de la loi par rapport à la grâce. Comment est-ce que ça fonctionne? Quelle est la nature de la grâce? Comment Dieu peut-il pardonner le transgresseur, tout en respectant les sanctions justes de sa bonne loi?  Quelle est la nature de l’expiation faite par le Christ dans ce rapport entre la grâce et la justice de la loi?

Des bonnes questions, mais les réponses sont souvent sans clarté, sinon carrément incorrectes.

Comment la bonté et la vérité peuvent-elles coexister ensemble sous la justice de la loi? La loi exige la punition du transgresseur et ce pour la bonne raison que le Grand Législateur, Dieu, doit montrer le respect de sa propre loi.  Dieu ne peut pas ignorer les transgressions.  Pas plus que le juge de la cours peut ignorer la loi, ses raisons d’être et ses sanctions déclarées contre toute transgression.  Si Dieu ne punit pas le criminel, il ne pourrait se respecter lui-même entant que législateur et juge.  Sa loi demande des sanctions contre ceux qui la brisent.

Le policier ne peut pas simplement laisser aller tout ceux qui commettent une infraction.  Il doit arrêter, par exemple, ceux qui brûlent les feux rouges. Sinon, les conséquences seraient très graves en termes d’accidents possiblement mortels. La loi sur la conduite sur la route existe pour procurer le meilleur bien-être des gens et sans elle les morts et sérieusement blessés seraient innombrables.

Tel que C.S. Lewis le disait,

« L’amour n’est pas un sentiment affectif, mais un souhait constant pour le bien-être ultime de la personne aimée, en autant que cela puisse être obtenu. »

L’amour donc, cherche le bien-être des gens, de Dieu et de tout.  C’est la définition par excellence de l’amour agapé biblique; l’amour de Dieu.

La bible le dit de façon succinte,

« En effet, les commandements: Tu ne commettras point d’adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, et ceux qu’il peut encore y avoir, se résument dans cette parole: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.  L’amour ne fait point de mal au prochain: l’amour est donc l’accomplissement de la loi.  » – Romains 13:10 

Alors comment est-ce que Dieu a résolu ce dilemme, cet énigme, ce problème de vouloir sauver le transgresseur tout en respectant la loi morale?  Comment est-ce qu’il a pu accorder un pardon légal au criminel tout en respectant les demandes de justice de sa loi?

La réponse, en rapport avec notre premier texte des Psaumes, c’est que seulement en Christ est-ce que ces choses-là peuvent « s’embrasser », i.e. coexister sans contradiction.

Sans que quelqu’un, qui n’est pas criminel ou transgresseur lui-même et dont la vie vaut la vie de tous les criminels qui ont été ou qui seront jamais nés sur la planète, ne fasse un acte qui saura sécuriser et protéger devant Dieu les exigences de la loi, tout en permettant l’accord du pardon aux criminels, l’humanité était condamnée à jamais.

Mais Jésus Christ est à la foi Dieu et homme en une seule et vraiment unique personne.  Lui seul pouvait accomplir l’impossible – le maintien des exigences justes de la loi et l’offre de pardon aux criminels qui n’ont pas du tout respectés cette loi. Tel qu’il est écrit,

« Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l’empire du péché,
selon qu’il est écrit: Il n’y a point de juste, Pas même un seul;
Nul n’est intelligent, Nul ne cherche Dieu; Tous sont égarés, tous sont pervertis;
Il n’en est aucun qui fasse le bien, Pas même un seul;
Leur gosier est un sépulcre ouvert; Ils se servent de leurs langues pour tromper; Ils ont sous leurs lèvres un venin d’aspic;
Leur bouche est pleine de malédiction et d’amertume;
Ils ont les pieds légers pour répandre le sang;
La destruction et le malheur sont sur leur route;
Ils ne connaissent pas le chemin de la paix;
La crainte de Dieu n’est pas devant leurs yeux.
Or, nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu.
Car nul ne sera justifié devant lui par les oeuvres de la loi, puisque c’est par la loi que vient la connaissance du péché.
Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes, justice de Dieu par la foi en Jésus Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a point de distinction.
Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus Christ.
C’est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience, afin, dis-je, de montrer sa justice dans le temps présent, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus. » -Rom. 3:9-26.

Il est donc impossible pour le criminel d’être pardonné simplement parce qu’il aurait accomplit certaines bonnes actes selon la loi ou a été obéissant parfois seulement.  Comment peut-on être justifié (rendu juste devant la loi) par des bonnes actions devant la loi quand c’est cette même loi qui nous condamne pour nos mauvaises actions?

Un criminel peut-il dire devant le juge, « Mais M. le juge, j’ai gardé la loi toute ma vie … sauf cette fois-ci quand j’ai tué Joe Quiconque pour x,y,z raisons! »?
Non, pas du tout. La loi va le condamner pour meurtre qu’importe que, jusqu’à là, il l’avait bien gardé.

C’est comme ça pour l’homme devant Dieu; mais les gens pensent que parce qu’ils ont respecté la loi la plupart du temps, alors « pas de problème, pourquoi Dieu me condamnera-t-il pour rien quelques infractions? ».   Mais voyez-vous, la loi est un tout, une unité, et donc la brisé constitue toujours une transgression qui doit être sanctionnée par une punition égale à la valeur du précepte enfreint.  Curieusement, quand il s’agit  de lois humaines, personne ne pensent sérieusement que parce qu’ils ont surtout obéit à la loi, qu’ils seront exempté de toute sanctions pour infraction! Personne de sain d’esprit pense comme ça!

(Note: Voir l’article sur la justice des sanctions de la loi de Dieu et aussi l’article sur la peine capitale pour mieux comprendre ces principes légaux.)

Dans l’humanité pécheresse, devant un Dieu juste et saint, il n’y aurait rien de tel qu’à la fois la miséricorde et la vérité, la droiture et la paix qui se rencontrent ensemble.
Non, sans le sacrifice du Christ, dont l’expiation pour le péché a permis à la justice de la loi de Dieu d’être respectée tout en permettant que le pardon puisse être accordé malgré l’infraction de cette loi, personne ne pourrait être sauvé.

La loi ne peut pas excuser le transgresseur (le criminel), elle ne peut que déclarer ce qui est juste et exiger une punition pour des actes répréhensibles contre elle.
Mais dans le Christ, à la fois la bonne loi de Dieu et la miséricorde de Dieu se réunissent pour permettre le pardon légal d’être attribué à ceux qui croient en lui et qui se placent sous son autorité comme avocat devant le grand Juge.

« nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ, le juste; » – 1 Jean 2:1

La miséricorde et la justice, la droiture et la paix, la sainteté et le pardon ont toutes exactement la même racine.  Elles sont, ces choses-là,  simplement les attributs de l’amour;  amour exercé selon le bien ultime de toutes les personnes impliquées, y compris Dieu. En Christ, avec son sacrifice, la miséricorde peut être accordée sans aucune contradiction face à la justice de la loi! Sa mort a accomplit la justice pour la loi, et en même temps à obtenu le pardon, et même plus – la réconciliation entre Dieu et l’homme.

Quel incroyable « plan de salut » que c’est!
En effet, il ne peut en avoir d’autres.  Car, comment pourraient être respectées les justes exigences de la loi, tout en offrant le pardon aux criminels?  Les sanctions devaient être appliquées! Et dans ce cas, une vie devait être prise car le salaire du crime, du péché, c’est la mort!

Le crime mérite une punition, mais Dieu, par Jésus-Christ, a réalisé la justice parfaite de la loi tout en permettant les criminels coupables (mais pénitents) la possibilité d’être en liberté!  Seulement dans le Christ, par sa grâce (faveur imméritée), accordée sur la repentance sincère et la foi en Christ du transgresseur.

Sa mort seule, lui étant sans faute devant la loi et fils de Dieu incarné en chair humaine, pouvait satisfaire à la fois les demandes de la loi et la miséricorde tout en même temps.

Maintenant, est-ce que cela signifie que Christ a été en enfer et a subit en lui-même l’équivalent d’une éternité de punition à notre place?  Non. Cela est impossible.  Pourquoi?

Cela signifierait que Dieu exige l’obéissance parfaite de tous, l’obéissance parfaite de son fils unique, la punition de son fils sur la croix, et malgré cela, il exigerait toujours la punition éternelle de tous les transgresseurs impénitents; comme si personne n’aurait « payer le prix »!  Ce n’est pas cela la justice de Dieu qui exigerais que l’obéissance absolue soit accomplie par Christ et qu’il souffre en enfer, un équivalence d’éternité,  mais que le crime soit punit quand même après.  Que malgré sa souffrance de l’enfer, Dieu exigerais que la punition soit appliquée encore une fois sur le criminel. Drôle de justice celle-là!

La mort de Christ a satisfait ce qu’on appel la « justice publique », i.e. une démonstration de l’amour de Dieu pour sa loi et de son respect de ses sanctions qui est suffisant pour déclarer sa justice dans le tout.

Wow! Quelle « bon deal » pour l’humanité! Nous on a rien fait mais ce salut est gratuit!

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