Les Villes de Refuge

« L’Éternel parla à Josué, et dit:  Parle aux enfants d’Israël, et dit: Établissez-vous, comme je vous l’ai ordonné par Moïse, des villes de refuge,  où pourra s’enfuir le meurtrier qui aura tué quelqu’un involontairement, sans intention; elles vous serviront de refuge contre le vengeur du sang.  Le meurtrier s’enfuira vers l’une de ces villes, s’arrêtera à l’entrée de la porte de la ville, et exposera son cas aux anciens de cette ville; ils le recueilleront auprès d’eux dans la ville, et lui donneront une demeure, afin qu’il habite avec eux.

Si le vengeur du sang le poursuit, ils ne livreront point le meurtrier entre ses mains; car c’est sans le vouloir qu’il a tué son prochain, et sans avoir été auparavant son ennemi.

Il restera dans cette ville jusqu’à ce qu’il ait comparu devant l’assemblée pour être jugé, jusqu’à la mort du souverain sacrificateur alors en fonctions. A cette époque, le meurtrier s’en retournera et rentrera dans sa ville et dans sa maison, dans la ville d’où il s’était enfui.

Ils consacrèrent Kédesch, en Galilée, dans la montagne de Nephthali; Sichem, dans la montagne d’Éphraïm; et Kirjath Arba, qui est Hébron, dans la montagne de Juda.
Et de l’autre côté du Jourdain, à l’orient de Jéricho, ils choisirent Betser, dans le désert, dans la plaine, dans la tribu de Ruben; Ramoth, en Galaad, dans la tribu de Gad; et Golan, en Basan, dans la tribu de Manassé.  » – Josué 20

Il est fascinant de voir combien de symbolisme existe dans l’Ancien Testament.  En langage théologique on appel ce symbolisme le typologie, basé sur le terme Grec « tupos », utilisé par l’apôtre Paul pour illustrer ces symbolismes.

On trouve dans l’AT des « types » ou symbolisme, sur toutes les pages. Ces types nous pointes des images de choses céleste et des choses du Nouveau Testament, préfigurées dans l’ancien.

Les villes de refuges, ordonnées par Dieu, sont un de ces types ou symboles. Bien qu’elles étaient réelles et très pratiques, ces villes nous enseignent des vérités précieuses et fort intéressantes pour nous aujourd’hui. Vous lire plus sur les villes de refuge, en plus grand détail, dans Nombres 35:10…

À l’époque lorsque quelqu’un par inadvertance ou par accident avait tué quelqu’un, le proche parent de la victime était considéré comme devant réclamer la vie du tueur et de venger le sang de la victime. Le problème c’était que le proche parent trop souvent ne pouvait pas savoir s’il s’agissait réellement d’un accident et non un meurtre volontaire. Alors, le proche parent, chercher à venger le sang de la victime, poursuivait le tueur pour le tuer. Car, à l’époque la peine capitale était de rigueur et appliquée sans réserve dans les cas de meurtre.

Mais le tueur, s’il s’agissait d’un homicide involontaire et si le vengeur ne pouvait pas savoir ce fait, devait fuir vers une de ces villes, où il avait le droit d’être protégé du vengeur, jusqu’à ce que le cas soit déterminé par tribunal et/ou jusqu’à la mort du souverain sacrificateur de la ville.

Alors qu’est-ce que ces choses ont avoir avec nous aujourd’hui?

Le meurtrier dans le texte -ça devrait être traduit « tueur » puisqu’on parle d’homicide involontaire-  représente le pécheur qui, par son péché, mérite la mort , car  « le salaire du péché, c’est la mort » -Rom 6:23, et qui fuit devant la justice.

Le vengeur de sang représente la loi morale qui réclame la sanction de la loi contre le pécheur. Le mot vengeur ici signifie « rédempteur », « r acheteur »  et proche parent. La raison est parce que dans la loi de Moïse c’est le plus proche parent qui avait le droit de rachat.  Symboliquement, cela montre que Christ qui est celui qui a le droit d’exécuter la justice due au pécheur, et aussi celui qui est devenu homme, un proche parent pour l’humanité, celui qui a donc également le droit de nous racheter!

Les villes représente tous le Seigneur Jésus Christ, notre refuge.  Un lien vers cette interprétation est donné dans l’épitre aux Hébreux au chapitre 6:18,

« …nous ayons une ferme consolation, nous qui nous sommes enfuis pour trouver refuge pour saisir l’espérance proposée » (traduction amplifiée)

Bien sur le grand prêtre est Jésus, notre souverain sacrificateur.

Dans le fait que le tueur ne pouvait pas partir de la ville de refuge avant la mort de ce sacrificateur on voit que c’est la mort de Christ qui est le seul espoir du pécheur.  Seulement après la mort de Christ pour nos crimes contre la loi morale est-ce que la liberté pouvait nous être offerte!

Mais il y a une condition. Le tueur ne devait pas sortir à l’extérieur des limites de la ville, car si le vengeur l’attendait là et le tueur s’est éloigné le vengeur pouvait le tuer. Et nous devons « demeurer en Lui », car tout comme le tueur était en sécurité contre la justice pure, nous aussi nous le sommes seulement « en Christ » – une expression qui nous retrouvons partout dans le N.T.! Donc, quelqu’un qui néglige Christ et le quitte devient lui-même le sujet de la sanction ou punition de la loi. En Christ nous sommes plus sous la loi, mais seulement, comme Paul dit, « sous la loi de Christ » -1 Cor 9:21.

De plus si on regarde une carte d’Israël et on cherche les villes choisies, on constate que ces villes sont situées à proximité, afin que le tueur qui fuyait soit capable de se rendre à une de ces villes en moins d’une demi-journée! Dieu a pourvu un chemin pour chaque pécheur afin qu’il puisse le trouver et trouver refuge en lui rapidement. Le salut n’est éloigné aux extrémités des cieux ou de la terre mais tout proche, comme dit l’apôtre,

« La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton coeur. Or, c’est la parole de la foi, que nous prêchons. Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton coeur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.  » – Rom 10:10

Les villes choisies

La première ville était Kédesch, dans le nord d’Israël en Galilée en Nephthali, là où Jésus a passé son enfance à Nazareth. Or Kédesch, en Hébreu, signifie « saint ou sanctuaire ». Quel beau symbole! Christ est saint et il est notre sanctuaire! Naphtali signifie « lutter », et la vie en Christ est effectivement une lutte contre le mal, contre le péché. La sainteté n’est pas de ce monde et demeurer dans la ville sainte spirituelle exige de nous un combat, le combat de la foi.

La deuxième ville est Sichem en ‘Éphraïm. Or Sichem signifie « épaule ». Encore un symbole digne de la bible car on lit ailleurs que,

« Isa 9:6  Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné, et le gouvernement sera sur son épaule; » – Ésaïe 9:6

Cela nous montre qu’en Christ nous avons refuge sous le gouvernement de Dieu.  L’épaule est souvent symbolique de force, d’autorité et de responsabilité dans la bible.  Nous lisons par exemple,

« Et je mettrai la clef de la maison de David sur son épaule; et il ouvrira, et personne ne fermera; et il fermera, et personne n’ouvrira. » – Ésaïe 22:22 

Dans le moyen Orient il était le coutume à l’époque, que le chef de ville porte une clé sur l’épaule, appelé « la clé de la ville ».  Nous voyons ce coutume encore aujourd’hui mais n’ayant plus le même sens. La personne qui portait cette clé était reconnu comme chef de la ville ou du village.  Donc, à la fois autorité. gouvernement et responsabilité sont représentée par la clé sur l’épaule. Notre refuge est sous l’autorité de Christ du le royaume de Dieu, la cité du grand Roi, là ou Christ règne en Roi et en souverain sacrificateur.

Sichem se trouvait en Éphraïm et ce mot signifie « féconde ». En Christ nous sommes féconde pour produire des fruits aussi, des fruits de l’esprit agréables tel l’amour,  la joie la patience et tout ce qui est bon. Gal 5:22

La trosième ville était Kirjath Arba ou Hébron. Deux sens sont visible ici. Kirjath Arba signifie « la cité des quatres », et fait référence aux quatre géants dont Arba était le plus grand -voir Josué 14:15.  Donc le premier sens c’est qu’en Christ nous avons refuge contre les géants – les épreuves, les tribulations, les esprits mauvais etc..
Le mot Hébron signifie « communion » ou « fraternité ».  Or, en Christ nous avons un refuge sur mais aussi une communion libre avec lui par la grâce qu’il nous procure par son sacrifice.

Hébron se situait dans les montagnes de Judah.  Judah signifie, « louange, célébrer ». Or, il est merveilleux de voir que dans notre refuge nous pouvons louer et célébrer l’Éternel!

La quatrième ville était Betser dans le désert, dans la plaine, dans la tribu de Ruben. Ce mot signifie « inaccessible », et par extension, « une forteresse ». Christ notre refuge est aussi notre forteresse, il nous garde et nous protège contre le mal. En lui nous avons une tour forte en face de l’ennemi comme David l’avait chanté,

« Car tu es pour moi un refuge, Une tour forte, en face de l’ennemi. » – Psaumes 61:3

Même dans un désert spirituel nous avons quand-même notre lieu fort, notre endroit inaccessible par le monde hors Christ. En lui nous sommes sain et sauf.  En lui nous sommes à l’abri du mal, pas nécessairement le mal dans le sens de troubles, problèmes et souffrance mais dans le sens de péché. Aussi en lui nous sommes à l’abri de tout mal contre notre salut, contre notre âme.

Betser se trouve en territoire de la tribu de Reuben et Reuben signifie, « voir un fils », que pour nous signifie que cette ville de refuge là et l’endroit pour voir le Fils de Dieu Jésus Christ.  Dans ce refuge-là nous voyons Jésus,

« qui a été fait un peu moindre que les anges à cause de la passion de la mort, couronné de gloire et d’honneur, en sorte que, par la grâce de Dieu, il goûtât la mort pour tous. » Héb. 2:9, (Darby)

La cinquième ville était Ramoth en Galaad, dans la tribu de Gad. Ramoth signifie, « hauteurs ». Cela nous fait penser tout de suite à Éph. 2,

« Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés,
nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c’est par grâce que vous êtes sauvés);  il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus Christ » – Eph 2:4-6 

Quel salut! Quel privilège! Assis avec Christ dans les lieux céleste!? C’est bien plus que simplement sauvé! Notre refuge en lui est extraordinaire n’est-ce pas. En lui nous avons un refuge très haut, plus haut que tout!

De plus, ce refuge était en Galaad qui signifie, « région rocheuse ». Le prophète Éli venait de Galaad, et quel prophète fort et résistant fut-il! Même dans des endroit dur et difficile de marche, le chrétien est en refuge en Christ. Les souffrance et les épreuves sont bien rocheuses dans la vie, mais Dieu s’en sert pour nous rendre justement plus fort, plus résistant plus « l’étoffe du héros ». Au travers toute épreuve, toute période dans nos vies qui nous semble rocheuse et difficile de passage le Seigneur nous garde tout de même assis avec lui dans les lieux céleste.  Que nous nous donne cette vision, cette compréhension.

La sixième et dernière ville de refuge était Golan, en Basan, dans la tribu de Manassé.  Nous connaissons bien cet endroit même aujourd’hui, toujours en contestation en Israël. Golan signifie « captivité » et selon la lexique Brown-Driver-Briggs, aussi « réjouissant ».

Que peut signifier cela pour nous comme refuge en Christ? Il faut regarder ce verset,

« Tu es monté dans les hauteurs, tu as emmené des captifs, Tu as pris en don des hommes; Les rebelles habiteront aussi près de l’Éternel Dieu. » – Psaumes 68:18
avec 
« C’est pourquoi il dit: « Étant monté en haut, il a emmené captive la captivité, et a donné des dons aux hommes ». -Éph. 4:8 

Nous sommes les prisonniers du Seigneur! Tel que dit Paul en Éph. 3:1,

« A cause de cela, moi Paul, le prisonnier de Christ pour vous païens… »
et
« N’aie donc point honte du témoignage à rendre à notre Seigneur, ni de moi son prisonnier. Mais souffre avec moi pour l’Évangile, » – 2Ti 1:8 

Oui, Paul a été prisonnier pour vrai dans une prison bien réelle. Cependant nous sommes tous les serviteurs du Seigneur et aussi prisonniers volontiers de Jésus Christ. Et notre captivité est une captivité de joie et d’honneur en lui.  Dans notre captivité en Christ nous sommes réjouissant et heureux de l’être.  En effet, Paul dit,

« Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur; je le répète, réjouissez-vous. » – Philippiens 4:4 

Qui d’autre dans ce monde peut se vanter de leur captivité!? Christ a emmenés en captivité à lui, ceux qui étaient en captivité au péché et le malheur du monde déchu.

Le mot Basan signifie « productif ». On voit facilement le sens de cela comme pour Éphraïm ci-dessus. Nous sommes utile, productifs en lui. Comme David a dit,

« Ils portent encore des fruits dans la vieillesse, Ils sont pleins de sève et verdoyants » – Psaumes 92:14

Et finalement Manassé signifie, « oublier ».  Ce fut le nom du fils de Joseph en Égypte, Joseph a choisi ce nom,

« car, dit-il, Dieu m’a fait oublier toutes mes peines et toute la maison de mon père. »

C’est bien ce que Dieu fait et fera pour tout ses saints.  Il nous fera oublier nos peines, nos misères, nos souffrances endurées ici-bas  sur terre. Il est écrit,

« Car je vais créer de nouveaux cieux Et une nouvelle terre; On ne se rappellera plus les choses passées, Elles ne reviendront plus à l’esprit. » – Ésaïe 65:17 

Conclusion

Ces villes étaient situées trois du coté de Canaan et trois du coté au delà du fleuve Jourdain.  Canaan est souvent symbolique de la vie chrétienne dans ce monde, un terrain de combat et de conquête.  Jourdain symbolise souvent la mort dans la bible.  Traverser le Jourdain est souvent vu comme symbolique de traverser « à l’autre rive » i.e. passer par la mort vers la terre promise du ciel.

Cela peut être vu comme signifiant que nous avons un refuge en Christ ici-bas sur terre, dans le monde et aussi au delà du Jourdain. Quoi qu’on vit, quoi qu’on meurt, Christ est notre refuge.  Il n’est pas limité à ce monde.

En Christ nous fuyons pour trouver refuge contre le monde des ténèbres, contre le mal, contre la justice du vengeur et nous le trouvons.  On trouve en lui en refuge bien plus grand, fort et imprenable que n’importe quel refuge de ce monde.

Si vous ne connaissez pas ce Dieu refuge par Jésus Christ, il est maintenant le temps de lui parler, de lui demander pardon et lui offrir votre cœur. C’est gratuit!

« Le Dieu d’éternité est ton refuge, et au-dessous de toi sont les bras éternels » –Deu 33:27

Villes de refuge

Un commentaire

  1. C’est un très beau message chrétien. Ceci me fortifie dans ma marche; je veux demeurer dans le précieux refuge : Notre seigneur jésus-christ !

    Gloire à Dieu. Merci pour ce message édifiant.


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